Simon Barrau

Simon Barrau

Par EB , mis à jour le 31 mars 2023

Simon Barrau

  • Année de naissance 1993
  • Avec EB depuis 2019

Qui suis-je :

Ingénieur généraliste qui voulait travailler dans la conception de matériel d’escalade, reconverti en
professeur de mathématiques. J’ai la chance de pouvoir travailler sur les produits d’EB avec eux tout
en pouvant exercer mon métier d’enseignant.

J’ai toujours été très sportif… karaté, natation, badminton, basket, plongée sous-marine, ski alpin, …
Mais je n’ai découvert la montagne et surtout l’escalade que relativement tard vers mes 15 ans.

Un peu la bougeotte de manière générale.

Mes perfs :

  • Bloc : 7c
  • Grande Voie : ABO (minaffreux)
  • Diff : c’est en cours, 8 quelque chose…

Mes Chaussons :

Indoor

ballerine pour la grimpe nebula

« Nebula » , chausson souple qui épouse bien les modules. Parfait pour l’adhérence. <3

Outdoor

balboa chaussons haut niveau

« Balboa » , pour la diff et le bloc. Une griffe de compèt, un serrage optimal parfait pour une bonne dose de croix.

chausson escalade DJANGO 3.0

« Django », pour la Grande Voie. Le triple scratch permet une adaptation du serrage plutôt utile pour les longues heures passées dedans XD.

chausson escalade rigide

« Red » et/ou « Strange », pour une rigidité plus importante que celle du Balboa, parfait pour les beaux murs dalleux !

Ma pratique :

Grimpeur du team EB

Je suis un grimpeur d’extérieur.
Avant tout, la Grande Voie sous presque toutes ses formes… Sportive, Trad, Solo Auto-assuré, en
Altitude, au bord des mers du SUD…

Mais pour profiter au max de ces belles grandes
« lignes de non-faiblesse », il faut bien faire un peu de diff. Et au final y prendre goût… Sur les belles falaises du SUD.

Et depuis quelques années, on a aussi réussi à me convertir au bloc, histoire de travailler le physique, la puissance et de s’entrainer sur des créneaux impossibles.

Mon entrainement :

Varié mais surtout variant…
A proprement parlé j’alterne bloc, diff et pan … en fonction de l’humeur et de l’envie du moment. La
partie entrainement se fait souvent seul, auto-assuré ou en free sur les blocs. Je complète après avec
des sessions avec les copains, mais c’est plus pour profiter d’eux que s’entrainer.
Bref je ne désespère pas un jour de me discipliner sur un vrai programme.

Ma découverte de l’escalade :

A la base c’était pour partager du temps avec mon père, quand j’étais ado. Puis j’ai commencé à faire quelques grandes voies avec lui, de la cascade de glace, un peu d’alpi…
A 18 ans j’ai fait ma première grande-voie en TA avec un copain (le « Grand Parcours » à la Sainte Victoire), en leader de cordée. Ça a été le déclic. J’ai confirmé que j’avais bien attrapé le virus avec mes premières longueurs dans le Verdon, dans « le Pilier des Ecureuils ».
Et depuis j’aime autant me frotter à du dur bien teigneux et bien haut avec de très forts grimpeurs, mais également amener des grands débutants pour leur faire découvrir la Grande Voie, ou les futurs DE dans leurs listes de voies.

Simon dans le seigneur des anals

Mon déclic :

Mes premières grandes voies sans mon père qui gérait la cordée. Mes premières grandes voies en
leader de cordée, où je gérais tout.

fleur de rocaille mouries

Je me rappelle c’était en prépa maths sup/ maths spé, la première c’était « le Grand Parcours » à la
Sainte Victoire. Puis avec le même copain on est parti dans les Pyrénées, je voulais faire « les Enfants de la Dalle » (1 000 m de grimpe 6b max) à la Dent d’Orlu. On n’a pas pu finir… J’ai toujours le projet d’y retourner et de la finir d’ailleurs.
Puis l’année de mes concours je suis allé avec un autre copain faire « la Commande », toujours à la
Sainte Victoire. On s’était levé avant le soleil pour finir avant la fournaise de midi, et à 14 h 00 j’étais chez mes grands-parents pour mon premier voyage dans le Verdon.
Cela me semble si loin et si proche à y repenser.

Mais pour être honnête, ce déclic est toujours en cours. C’est toujours une évidence et à chaque
nouvelle étape, il s’amplifie. Il est également là dans chaque phase de ma vie et me pousse vers le
haut !

Le haut niveau :

« Toujours plus haut, toujours plus dur ».

A vrai dire pour moi le haut niveau c’est ce dont nous font rêver les jeunes mutants (et moins jeunes).

Donc ça évolue beaucoup, mais pour ma part c’est la prochaine étape, ou peut-être celle d’après, ou
encore après… Je repousse toujours ce que je veux atteindre dès que je l’ai atteint.

Ma journée la plus marquante :

Pas facile de choisir… Des souvenirs, la grande voie ça en créé vraiment beaucoup ! Des journées qui
ont virées à la catastrophe, des combats, et des supers bons moments avec des copains 😀 !

Mon plus gros combat :

« Calibre douze » à saint Guilhem le désert. On était quatre copains en préparation du DE, deux cordées. Mon second s’est cramé dès la première longueur, j’ai fait toutes les longueurs en tête et pour sortir la dernière j’ai passé une heure et demie. Je ne passais ni en libre ni en artif avec deux crochets gouttes d’eau et deux pédales …

Une heure et demie de gros vols (10 à 15 m) à 150 m du sol… ça m’a sacrément entamé le moral …
Mais c’est finalement sorti, en libre qui plus est. Mais je ne savais pas encore que j’allais moufler les trois autres –‘. Grosse journée ! D’après un copain qui y est retourné on n’était pas tout à fait dans la voie et c’était carrément plus dur là où on était…

La journée qui a viré à la pire catastrophe :

Au Pic Saint-Loup, j’amenais un copain faire une voie pour sa liste du DE… L’orage est descendu des Cévennes et s’est coincé entre le Pic et l’Hortus. Le début de la débandade fut quand l’orage a pété à 200 m de nous…

Du coup on a fait une réchappe sur une voie en trav, autant dire qu’on a mis super longtemps pour descendre à travers les différents jardins en tirant les rappels sur des arbres… On était torse nu, l’orage n’arrêtait pas d’exploser au-dessus de nous et il grêlait super fort, de vraies billes transparentes.

On a fini les rappels en laissant la corde et en désescaladant sur 5m. On a laissé toute la ferraille au pied et on a cherché un caillou pour se cacher dessous. Quand ça s’est calmé on a tout récupéré puis on est rentré boire un chocolat chaud.
Autant vous dire qu’on n’en menait pas large, sous ce caillou venteux…

Et pour finir ma plus belle journée :

Une sortie avec une copine dans les calanques. Ce n’était pas la grande forme et du coup petite grande voie. Elle n’avait jamais grimpé dehors, du coup j’ai choisi une voie facile, mais vraiment superbe.

Son sourire au sommet et les yeux pleins d’étoiles tout brillants… C’était juste trop bien, ça m’a requinqué !

Mon film préféré :

Armageddon. Un grand classique. Après la 35 000éme fois, j’ai toujours les larmes aux yeux (on ne se moque pas).

Mon site préféré :

En éternel indécis j’en donnerai deux : Les Gorges de le Jonte et un site qui est passé de bête noire à adoré… Le Verdon

Mais également :

  • Archiane
  • Mont Rebei
  • Russan
  • Les Calanques
  • La Capelle et Masmolène
  • L’Hortus
  • Les Météores (spéciale dédicace à Vangelis Batsios)
Bloc la capelle

Thé ou café :

Plutôt café (surtout après le quatrième, ça va mieux), mais en fait chocolat chaud avec une crêpe au chocolat !
Et après la Grande Voie, il me faut le rituel « Monaco »…

Un souvenir de grimpe :

Juste pour le plaisir en voilà deux :

  • « La sans nom », Gorges de la Jonte… Quand sur le topo il y a marqué coinceurs taille 3… Ben vaut
    mieux en avoir si on ne veut pas se retrouver en solo au-dessus d’un seul point (psychologique) avant le relai et la grosse vire en dessous du relai qui nous attends en cas de chute … Depuis je prends toujours une taille au-dessus et une en dessous.
  • Les grosses réunions grimpe avec tous pleins de grimpant partout !

Partant pour en faire de nouveaux ?

Fan de qui :

Tous ceux qui font rêver et qui me donnent envie de continuer à faire toujours mieux…
Ils sont nombreux !

  • Les figures historiques (Patrick Bérhault, Catherine Destivelle, Patrick Edlinger, Gaston Rébuffat, …)
  • Les mutants (Seb Bouin, Stefano Ghisolfi, Julia Chanourdie …)
  • Les aventuriers ( Nina caprez, Cédric Lachat, Tommy Caldwell, …)

Ceux qui se dépassent avec des Handicaps:

  • Polytraumatismes (Mathieu Besnard, …)
  • Maladie auto-immune (Mathieu Gaumin, …)
  • Maladie Orpheline (Fabienne Sicot, …)

et j’en oublie forcément…

Comme on dit « à chacun son Everest », pour moi, pour une même voie la difficulté n’est pas ressentie de la même manière par tous. Des grimpeurs polytraumatisés, avec maladie auto-immune, ou des maladies orphelines qui se battent avec leur handicap pour grimper dans le 8 (diff ou bloc), c’est déjà du haut-niveau.

EB et moi :

EB c’est avant tout une rencontre… et puis encore d’autres rencontres.
Des copains avec qui on peut parler matos, technologie, prototype, idées (souvent super farfelues),
mais aussi crêpes au chocolat, me faire chambrer sur la Grande Voie…

Une citation :

  • « Toujours plus haut, toujours plus dur »
  • « T’inquiète ça va bien se passer »
  • « De toute manière c’est pas dur, il n’y a qu’à être meilleur :-p »

EB

Depuis 1950, EB est la marque de référence pour les grimpeurs à la recherche de matériel et de chaussons d'escalade de qualité.

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