Michel Azabant
Michel Azabant
5 (100%) 2 votes

Michel Azabant

 

Michel Azabant
Année de naissance: 1968
Team EB depuis 1992 et des poussières

Meilleures perfs

  • Falaise: la traversée de la Meije avec mon frère, guide Jean-Marcel et mon père, pour fêter ses 67 ans.
  • Bloc : en Tchéquie, avec Seb Gnecchi et sa chérie Emilie où on enchaînait des blocs durs et le soir au troquet du coin on racontait nos exploits aux locaux, ceux-ci nous expliquaient qu’il fallait partir assis, avec les mains en dessous de la flêche peinte… Du coup, le  lendemain, on retournait à nos blocs et on décollait même pas nos fesses du sol !
  • Compétition: j’ai vite compris que je gagnerai plus en les ouvrant qu’en y participant.

Quel est ton chausson EB préféré ?

chausson d'escalade technique

Jusqu’à présent c’était le Wolverine que je croyais indétrônable, jusqu’à l’arrivée du Guardian. C’est le chausson qu’il me fallait. Une révélation ! Le Django aussi pour être un peu plus précis sur les croutes.

Ta pratique grimpe actuelle ?

Trop irrégulière depuis 2 longues années, la faute à mes 2 épaules bien trop capricieuses… Il semblerait qu’enfin elles me laissent du répis ; du coup je vais essayer d’en profiter pour rattraper le retard.

Entrainements?

Va falloir y aller tout doux !


Le Temple du Soleil 7a+-Mouries

Le Temple du Soleil 7a+-Mouries

Comment as tu découvert l’escalade ?

Mon père nous a fait crapahuter dans les Pyrénées, mon frère et moi. Mais c’est avec ce dernier se destinant au métier de guide, que nous nous sommes mis à grimper en montagne et dans certaines falaises emblématiques du 65 de l’époque : le col d’Ech, le Pibest et le pic du Jer. Le col d’Ech, visible depuis la maison et surtout depuis mon collège et lycée. Je me rappelle d ‘ailleurs la fois où faisant du stop pour me rendre à la falaise plutôt que d ‘aller en cours, la voiture du prof de math, se rendant au lycée, s’est arrêtée et la porte arrière s’étant ouverte, j’ai dû aller en cours avec ma corde et toute la quincaillerie…

Le Déclic ?

A partir du moment où j’ai commencé à me rendre en mobylette à la falaise, tout seul, monter par les voies abordables pour installer une corde fixe afin de grimper dans du plus dur. C’est aussi l’époque du pic du Jer, où avec mon frère, Jean-Marcel et des potes comme Hubert Durant, Alain Azavant et Alain Fourtine on se retrouvait à taper des essais à répétition dans les voies. Peut-être que mon 1er 7a de la voie nommée 19,1 avec le petit Fourtine aura été l’un des faits les plus marquants de mes débuts. C’est également l’époque de l’émission des « carnets de l’aventure » et à 14 ans quand on découvre les films de Patrick Edlinger à la télé, ça laisse forcément des traces…

Le haut niveau ?

Je ne suis pas un grimpeur de haut-niveau ; mais j’ai eu la chance d’être à la fac à Marseille avec des gars comme Fred Roulhing, Jean-Luc Jeunet et Olivier Fourbet , entre-autres… Une équipe de 4 qui passait son temps à écumer les falaises de la région. Ils s’échauffaient dans les voies que je tentais de réaliser. Je ne faisais que du « à vue » et râlais à chaque fois que je prenais un but. Un jour où ils m’ont mis la pression, me disant qu’il fallait que je fasse un 8a avant la fin de l’année, on était à Chateauvert au mois de novembre, il me semble. Le lendemain je faisais Atlantis, assuré par
Fred. Ce sont eux qui m’ont appris à grimper dans des voies dures et avec Jle et Olive, on continue à partager des moments de montagne sous toutes ses formes. Seb Gnecchi aussi avec qui on a pas mal baroudé. Se sont des grimpeurs qui te tirent vers le haut (sic!), tout comme Yann Ghesquier, Graou, Babar et Tony Lamiche. Se sont des gars humbles et accessibles. Que tu grimpes dans du 8 ou du 5, ils sont là à t’encourager, à te filer des méthodes pour que tu réussisses… Et puis surtout on rigole ! Sinon, j’ai aussi ouvert pas mal de compets, c’est aussi une bonne école pour t’apprendre à grimper.


L'arnoldissable 7c La Ramirole

L’arnoldissable 7c La Ramirole

La journée en escalade qui t’a marqué ?

J’en aurais des pages et des pages, avec mon frère, mon père, les potes… Tellement d’anecdotes à raconter ! Je crois que toutes les journées passées à grimper avec des personnes que j’apprécie sont mémorables… Pour moi c’est le plus important, passer du temps avec les gens que tu aimes..

Un film ?

Drugstore Cowboy!

Un site/une voie ?

Verdon

Thé ou café ou… ?

Thé

 

Fan de qui ?

Olivier Fourbet (mon idole). Un jour j’aimerais être comme lui 😉

EB vs TOI ?

Une histoire d’amour !
C’est lors d’un retour de trip en Espagne avec Jle et Olive, que je rentre en contact avec Jean-Claude Delubriac, boss de la boîte à l’époque. On avait eu des publications et Jle grimpait en EB.
Hum ! Si je donne une date, je crains que Fred ne me vire du team, me disant que ça fait trop longtemps… J’ai commencé avec les Concept, pour dire ! Pour moi, EB c’est un état d’esprit, c’est
comme ça que je le vois. Rester simple, mais efficace ! C’est aussi une famille, un plaisir de tous
se retrouver et de partager des moments de grimpe ou autres. Dans le team, il y a des champions,
des grimpeurs de très haut-niveau, d’autres d’expérience, des nouveaux, des anciens ; mais tous
sont heureux d’être là. Perso, je suis tellement attaché à EB que je suis incapable de te parler
d’une autre marque.

Une citation?

La parole est votre outil le plus puissant.

Think positive ! (DON MIGUEL RUIZ)

Je l’ai prise au pif sur le net, c’est pour faire plaisir à Norbert (une autre de mes idoles).

FaceBook : aziz aza