BUOUX : Un voyage à travers l’Histoire de l’escalade pour les grimpeurs du team EB
Le week-end du 1er mai était réservé depuis plusieurs semaines pour aller en falaise. Nous avions prévu d’optimiser les trois jours et de jeter notre dévolu sur les grandes parois des gorges du Verdon… Mais les météorologues en ont décidé autrement et nous obligent à modifier nos plans (oui, c’est un fait bien connu que c’est toujours les météorologues les fautifs 🙂 )
Direction la mythique falaise de Buoux avec Simon Barrau et Matthieu Besnard, deux des athlètes du team EB ! Buoux … Ou la seule falaise de France où il semble faire beau …

Une des plus belles escalade de Buoux pour l’échauffement : No Man’s Land (7b)
Il pleut jusqu’à midi et demi le 1er jour … puis, alors que l’on attends bien au sec dans les voitures, sur le parking, le ciel se dégage doucement, et la pluie s’arrête timidement. Fiou, décidément, il fallait y croire !
On s’arme de nos cordes, de nos chaussons, et de nos saucissons, et avec un gros coup de motivation on se lance à l’assaut des rares voies sèches de la falaise…
Après une voie d’échauffement quelque peu humide, le premier projet se libère. Et par dessus le marché tout l’itinéraire semble sec ! C’est donc dans « No Man’s Land » (7b), la très célèbre traversée vers le bout du monde ouverte par Christophe Moulin au tout début de l’histoire de l’escalade libre (bien avant les classiques que l’on connait tous, et qui suivent.. !).
D’ailleurs, à l’époque, les grimpeurs étaient équipés des tout premiers chaussons d’escalade : les Super Grattons.


Simon nous offre une reconstruction du sport dans les années 80.
D’un côté la dernière génération de chausson d’escalade avec les Strange, et de l’autre les Super Gratton des années 50… dans « No Man’s Land » (7b, ouverture Christophe Moulin).
– collection © EB Climbing
Place à la poésie de l’Escalade …
La suite de l’Histoire nous amène vers les grandes classiques : la « Rose des Sables » (7a), « Rêve d’un Papillon » (8a), et « la Rose et la Vampire » (8b). Quel bel enchainement !!
La « Rose des Sables » est probablement un des plus beaux 7a du monde, la voie remonte l’esthétique os à moelle qui règne au centre du secteur. Une longue envolée de continuité dans un style local.



Simon en Red à gauche, et Matthieu en Balboa à droite, s’illustrent dans les méthodes classiques de l’os à moelle : talonnages et compressions !
– collection © EB Climbing
Tout de suite sur la gauche, juste avant la sortie de secours, difficile de ne pas se laisser tenter par la voie qui fut probablement le premier 8a français … « Rêve de Papillon« , ouvert par Antoine Le Menestrel (ou « Rêve d’un Papillon« , selon vos sources 😉 ). Après une quinzaine de mètres d’approche, on arrive sur une belle terrasse aérienne au départ de la voie. La légendaire traversée de Rêve de Papillon ne déçoit pas, et l’envol qui suit est tout aussi magnifique, sur un mur gris parfait truffé de trous naturels.


– collection © EB Climbing
La Rose et le Vampire, un des monuments de l’escalade locale
Enfin, pour le dessert, les deux amis se frottent à un des mythes du secteur Bout du Monde, le fameux croisé de la Rose et le Vampire 8b (ouverture Antoine Le Menestrel). Ce mouvement a marqué plusieurs générations de grimpeurs et de grimpeuses, de quoi intriguer et faire rêver …..

– collection © EB Climbing
En savoir plus sur Buoux, et le Luberon ?
Vous pouvez trouver plein d’informations (histoires, itinéraires de randonnées, relations entre le village et l’escalade, etc..) sur le site Luberon.fr !
N’hésitez pas à vous renseigner, ça vous donnera encore plus envie d’aller grimper à Buoux 😉











