Deux mois à grimper aux States les M&M’s
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Nous avions laissé Margot et Mika, nos deux amis BE escalade en train d’encadrer, des groupes de jeunes grimpeurs sur la falaise du Boffi dans le Tarn, (voir lien en bas de page) et nous les retrouvons après un séjours de 2 mois à trimballer leurs chaussons d’escalade dans l’ouest américain.

Au pays des burgers, des fissures et des mustangs

Petit compte rendu de deux merveilleux mois passés aux US, sur la côte ouest, de Los Angeles à Los Angeles, en passant par Vegas, les parcs et les falaises d’Utah et du Colorado, et les merveilles de la Californie !

roadtrip-escalade

Notre périple, pas loin de 6000 miles (9000 km)

Las Vegas

Passage obligé évidemment ! Pour bien commencer le séjour, nous voilà installé dans un hôtel de rêve pour un prix dérisoire. Je gagne même 115 dollars au casino !
C’est l’occasion de visiter Red Rocks, spot majeur de grimpe ou nous ne grimpons malheureusement pas car il fait chaud, très chaud (visiblement il y a des spots d’été très ombragés mais nous ne l’avons appris que plus tard).

Les parcs d’Utah

C’est parti pour la grosse claque ! Jamais je n’aurai pu imaginer que ce soit si beau !
Par contre, grimpe uniquement à Zion, dans le magnifiquement incroyable spot de Kolob Canyon ! Seulement 5 voies entre 6c et 7c, au frais, mais des voies grandioses. Marche d’approche déjà superbe pour s’y rendre !
Ensuite nous continuons le périple en passant par Bryce Canyon, Capitol Reef, Arches et mon coups de cœur : Canyonlands ! Malheureusement pas possible de grimper à Indian Creek car il fait 40 degrés !
L’escalade nous manque, il est temps de se rendre sur notre premier vrai spot de grimpe !

L'incroyable Namasté Wall, à Kolob Canyon, Zion.

L’incroyable Namasté Wall, à Kolob Canyon, Zion.

Canyonlands vers Moab

Canyonlands vers Moab

Rifle, Colorado

LE spot de voies dures de l’ouest. Des centaines de voies dans le 8 dans un canyon ombragé en altitude. Malheureusement, le rocher est un calcaire un peu péteux, de mauvaise qualité. Et les orages sont quasi quotidiens à cette période.
Bon spot de camping gratuit à 10 minutes des falaises. On manque de se tuer en descendant en voiture le chemin boueux.
Les premières croix se méritent car les cotations ne sont pas faciles. Mais on se fait au style (très particulier, beaucoup de pinces et de cubes, un peu comme Claret), et nos premiers 8 d’Amérique sont cochés.
On découvre la folie de nos compatriotes américains pour les coincements de genoux ! Nous passons pour des extraterrestres à grimper sans genouillère à triple épaisseur de gomme. Minimum 18 coincements de genoux par voie 😉

Maple Canyon, Utah

Cette fois-ci nous abandonnons le calcaire du Colorado pour aller à la rencontre du pudding de l’Utah. Le site est au cœur de la campagne mormone. Le spot est de nouveau dans un canyon en altitude, où nous campons pour la modique somme de 3 dollars par nuit. Des ours rôdent dans le coin…
Niveau grimpe, 3 spots de voies dures, dont la fameuse énorme grotte de Pipe Dream, avec un dévers/toit vraiment imposant !
Encore une fois les coincements de genoux sont de rigueur.
On arrive à enchaîner les classiques en 7c+/8a, ainsi qu’un 8a+ pour moi et un 8b pour Mika. On a la patate 🙂

Le magnifique 8a+ « The Great feast » à Pipe Dream, Maple Canyon

Le magnifique 8a+ « The Great feast » à Pipe Dream, Maple Canyon, un toit de 30 mètres sur bonnes prises avec un crux en haut

Salt Lake City

Super ville de sports de nature, coincée entre les montagnes. Le top pour faire du shopping de grimpe, avec le magasin d’usine Black Diamond et un Patagonia Outlet. Jusqu’à 70% de réduction. J’arrive à claquer un bon paquet de dollars…
On a la chance de voir une éclipse totale !
On découvre le spot du coin, American Fork, clairement pas grandiose mais quelques belles lignes.

Eclipse à 90% à Salt Lake

Eclipse à 90% à Salt Lake

Lander, Wyoming

Un spot de voie qui ressemble au Frankenjura : des voies hyper courtes sur des bis ou monos. Pas vraiment notre style mais plein de voies dures et chouettes. Et du beau calcaire bien compact pour changer (de la dolomie pour être exact). Par contre le coin est vraiment perdu au milieu des cow-boys…Pas grand chose à faire pendant les journées de repos. Bivouac gratuit et hyper mignon.

Le 8a « Calamity Jane », un bon petit toit bien péchu

Le 8a « Calamity Jane », un bon petit toit bien péchu

San Francisco

Passage obligé sur la route du Yosemite ! Ville hyper sympa au joli pont rouge et aux sandwichs au crabe délicieux ! Au moins 12 salles d’escalade !
Nous récupérons notre ami parisien Pierre, et en route pour le Yosemite !

Le Yosemite, Californie

L’OBJECTIF du voyage ! Enfin nous y sommes… C’est parti pour de la couenne facile. Et ce qu’on nous avait dit se confirme vite : c’est DUR, très DUR même ! On comprend bien vite que dès le 6a les longueurs seront de vrais challenges ! Ici plus que partout ailleurs, la cotation n’a vraiment pas de sens (ce qui ferait plaisir a notre ami Christophe Bichet).
Malgré ça, on se lance dans notre première grande voie. Après 6 heures pour gravir les 3 premières longueurs, nous sommes obligés d’abandonner ! A bas les offwitdhs improtégeables !
On se remet vite de nos émotions et nous voilà repartis en grande voie, une classique cette fois, Serenity Crack, et de toute beauté, où nous passons tout en libre, un miracle (se méfier de la première longueur avec un petit solo au début) !
On monte ensuite d’un cran niveau difficulté pour s’attaquer au Rostrum, ou nous nous entraînons à remonter sur corde et hisser le sac.

El Capitan

Nous voilà donc fin prêt pour El Capitan ! Et plus précisément la Triple Direct, une voie conseillée par notre coach fissure Benjamin Bouissou qui comprend les 10 premières longueurs de Salathe (plutôt faciles) puis 10 de Muir Wall (longueurs dures d’artif) et s’achève par 10 du Nose, dont le fameux Great Roof. Cette voie cumule pas mal d’avantages, à savoir d’éviter la foule du Nose, de dormir sur des vires (donc pas besoin de hisser un portaledge) et de pouvoir hisser le hole bag sur des stats déjà en place la veille de partir, afin de grimper sans hisser de sac le premier jour !

première journée
L’ascension se passe très bien, la première journée déroule vite car les longueurs sont plus faciles (on les passe en libre), a part le Half Dollar que Pierre sort avec brio.
Le première nuit a Pharao Ledge est mauvaise, comme toutes celles qui vont suivre, car la vire est en biais, petite et plein gaz ! Nous sommes obligés de vacher nos thermarests et dormons en tension dans nos longes…

deuxième journée
La deuxième journée est la pire ! Les longueurs sont très dures, et même l’artif se complique. Il fait froid, un vent de fou dans les longueurs en traversée, ou on galère à hisser le sac en gérant le ballant… On finit à la nuit dans le fameux Great Roof !

troisième journée
La troisième journée se déroule bien ! On se fait doubler par une cordée de speed climber qui aura mis 8 heures pour le Nose, en engageant comme des fous ! On n’a pas tous le même mental… Ni les mêmes biceps pour remonter sur corde si vite… Les longueurs sont assez magiques, avec quelques grandes classiques du Nose : Pancake Flake, Changing Corner,…. Mika se prend un gros plomb et nous assistons à la chute mortelle d’un de nos friends.
Malheureusement nous nous retrouvons coincés derrière la cordée la plus lente de l’univers (6 jours pour le Nose !!!!!!) et impossible de les doubler. Nous sommes donc obligés de faire un troisième bivouac sur une vire de 1 mètre sur 1 mètre où les odeurs de toilette envahissent nos narines pour la nuit…
Nous sortons donc au sommet le lendemain matin tôt, après avoir enfin réussi à doubler la cordée devant nous.
Et descendons en 2h30 (un peu de marche bien chargé et 4 rappels sur des stats en place) ce que nous avons mis un peu plus de 3 jours a monter !
Quel bonheur !

Fiers de notre succès On repère bien la lign

Sélection de fast food
Le paragraphe que vous attendiez tous !
Après avoir testé 11 chaînes différentes, il est temps de décerner notre podium burger !

La palme revient à Inn N Out, basé principalement en Californie, avec ses animal fries (des frites avec des oignons frits et du fromage fondu) et ses produits frais.
En deuxième position, Carl’s junior, des énormes burgers hyper copieux.
Et pour compléter le podium, Taco John’s, une chaîne de fast food mexicains avec burritos, quesadillas et nachos. Miam !

Inn-N-Out

Et le périple s’achève déjà, des étoiles plein les yeux, des rêves réalisés et de nouveaux projets plein la tête… Après 2 mois passés aux US, nous n’avons qu’une envie : y passer 2 mois supplémentaires ! L’été prochain ??

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